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Oenopia

Cépage noir · Côtes de Provence

Caladoc

Caladok (orthographe alternative)

Profil aromatique

Arômes primaires

  • Cerise noire

Structure

Acidité2–3
Tanin3–4
Corps3–4
Alcool3–4

Identité

Le caladoc est un croisement créé en 1958 par Paul Truel, au domaine INRAE de Vassal, entre le grenache noir et le cot.

C'est le cépage le plus récent de ce corpus, et le seul dont on connaisse à la fois l'année, l'auteur et l'institution. Vassal est la collection ampélographique nationale — le conservatoire où la France garde ses milliers de variétés — et c'est de là que sortent la plupart des croisements français du XXe siècle.

Ce qu'un croisement cherche à résoudre

Ses deux parents disent l'intention.

Le grenache noir est le cépage du Midi par excellence : résistant à la sécheresse, généreux en degré, et — sa fiche le note — parfois sensible à la coulure, ces fleurs qui ne nouent pas et dont la récolte pâtit.

Le cot, que Cahors appelle malbec, apporte la couleur et le tanin.

Le caladoc hérite d'une bonne résistance à la pourriture grise et d'une structure équilibrée — acidité moyenne, tanin moyen à élevé, corps moyen à plein. Pl@ntGrape recommande une taille courte et une conduite en gobelet.

À la vigne

Débourrement et maturité à mi-saison, vigueur moyenne. Rien d'extrême : c'est le profil d'un cépage conçu pour être facile, ce qui est généralement le but d'un croisement de cette période.

Dans le verre

Une structure moyenne à pleine, sans caractère marqué. Le seul descripteur de cette fiche est une lecture de ce registre, pas une citation — Pl@ntGrape n'en nomme aucun.

C'est cohérent avec son statut : un cépage d'assemblage créé pour apporter de la régularité et de la couleur, pas une signature aromatique.

Où il est nommé

À Côtes de Provence, cépage accessoire.

C'est la seule appellation publiée de ce corpus qui le cite — et c'est notable, parce que les appellations françaises admettent rarement les croisements modernes. Le caladoc a surtout fait carrière hors appellation, en vin de pays et en IGP, où le cadre réglementaire est plus souple.

Ce que cette encyclopédie documente ailleurs éclaire ce point : un vin AOP doit être issu exclusivement de Vitis vinifera, ce que le caladoc est — c'est un croisement intraspécifique, deux vinifera. Rien ne l'exclut des appellations ; ce sont les appellations qui ne l'ont pas voulu.

Ce que cette fiche ne dit pas

Ses surfaces, qu'aucune source ouverte ici ne donne. Son profil aromatique, que Pl@ntGrape ne nomme pas. Et sa place parmi les autres croisements français de la même période — le marselan N, que le cahier des charges de Corbières admet comme variété d'intérêt à fin d'adaptation, n'a pas de fiche ici, et aucune source ouverte pour cette page n'établit sa filiation.

Sources

  1. Source officielleVIVC passport data — CALADOC (variety number 1989)— Julius Kühn-Institut — Vitis International Variety Catalogue
  2. Source officiellePl@ntGrape — le catalogue des vignes cultivées en France— IFV, INRAE et Institut Agro Montpellier (UMT Géno-Vigne®)
  3. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes de Provence »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture