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Oenopia

Cépage blanc · Jurançon

Courbu

Gros Courbu (nom officiel du matériel de multiplication en France)

Profil aromatique

Arômes primaires

  • Coing

Arômes tertiaires

  • Miel

Structure

Acidité2–3
Taninnon établi
Corpsnon établi
Alcoolnon établi

Identité

Le courbu est un blanc du vignoble pyrénéen, et la première chose à en dire est qu'il ne faut pas le confondre avec le petit courbu. Ce sont deux variétés distinctes, proches par le nom seulement — le même piège d'homonymie que les deux mansengs, à cette différence près que les mansengs sont au moins documentés, l'un comme l'autre, par le VIVC.

Ce corpus les traite séparément, avec une fiche chacun.

À la vigne

Débourrement et maturité à mi-saison, sans particularité. Pl@ntGrape recommande une conduite en taille longue.

Son profil sanitaire est inhabituellement calme : « en dehors de la pourriture grise, ce cépage ne semble pas présenter de sensibilité particulière ». Pour un blanc pyrénéen, où l'humidité atlantique est la contrainte dominante, c'est une qualité qui compte plus qu'elle n'y paraît.

Sa vigueur n'est pas renseignée, et c'est délibéré : la fiche source n'emploie aucun mot de vigueur à son sujet. Un champ vide signifie ici « non établi », jamais « moyen ».

Ce qui le définit

Pl@ntGrape donne deux caractères, et ils vont ensemble : des moûts à forte teneur en sucre, modérément acides, « aptes aussi bien aux vins secs qu'aux vins liquoreux ».

Cette polyvalence est ce qui lui vaut sa place dans le Jurançon, appellation qui couvre précisément les deux registres. Mais elle vient avec une limite : une acidité seulement modérée, quand le petit manseng et le gros manseng en gardent une extrême. Dans un moelleux, c'est l'acidité qui empêche le sucre de peser — et c'est pourquoi le courbu reste accessoire là où les mansengs sont principaux.

Les deux descripteurs de cette fiche — miel et coing — sont des lectures du registre liquoreux que la source décrit, pas des citations. Aucune ne donne de profil aromatique mesuré.

Où il est nommé

À Jurançon, cépage accessoire, derrière le petit manseng et le gros manseng.

C'est la seule appellation publiée de ce corpus qui le cite. Il est réputé présent ailleurs dans le piémont pyrénéen — en Béarn, à Pacherenc du Vic-Bilh, à Irouléguy —, mais aucune de ces appellations n'a de nœud ici et aucun de leurs cahiers des charges n'a été ouvert pour cette fiche.

Ce que cette fiche ne dit pas

Sa parenté, qui n'est pas documentée dans les sources consultées. Et la nature exacte de sa relation avec le petit courbu : deux variétés distinctes, oui, mais rien dans ce qui a été lu n'établit qu'elles soient apparentées, ni qu'elles ne le soient pas. Une proximité de nom ne tranche rien, et cette fiche s'abstient.

Sources

  1. Source officiellePl@ntGrape — le catalogue des vignes cultivées en France— IFV, INRAE et Institut Agro Montpellier (UMT Géno-Vigne®)
  2. Source officielleVIVC passport data — COURBU BLANC (variety number 3211)— Julius Kühn-Institut — Vitis International Variety Catalogue
  3. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Jurançon »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture