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Oenopia

Cépage noir · Beaujolais

Gamay de Bouze

Profil aromatique

Arômes primaires

  • Cerise

Structure

Aciditénon établi
Taninnon établi
Corpsnon établi
Alcoolnon établi

Identité

Le gamay de Bouze est un teinturier : sa pulpe est colorée, pas seulement sa peau.

C'est l'exception à la règle qui gouverne toute la vinification. Le jus de presque tous les raisins noirs est incolore, et la couleur d'un rouge vient de la macération avec les pellicules. Un teinturier contourne cela : son jus sort déjà rouge du pressoir.

Pl@ntGrape chiffre l'écart — sa teneur en anthocyanes est environ deux fois supérieure à celle du gamay N.

Une mutation, et une adresse

Il est né d'une mutation du gamay N, observée au village bourguignon de Bouze-lès-Beaune, en Côte-d'Or, dont il porte le nom.

Ce corpus a déjà publié plusieurs mutations — les trois grenaches, les trois terret, la clairette rose. Toutes étaient des mutations de couleur de pellicule. Celle-ci va plus loin : elle touche la pulpe, ce qui change non pas l'apparence du raisin mais ce qu'on peut faire du jus.

Et elle a eu une descendance : le gamay de Chaudenay est une mutation du gamay de Bouze, observée en 1832. Trois degrés depuis le gamay N, chacun plus coloré que le précédent.

À la vigne

Débourrement précoce, maturité précoce — comme le gamay dont il sort. Pl@ntGrape juge son « comportement face aux maladies et ravageurs identique à celui du gamay N ».

C'est la signature d'une mutation : la plante est la même, seul le fruit a changé.

Dans le verre

Des vins colorés mais, précise la source, moins fruités que le gamay N. C'est le compromis du teinturier : on gagne la couleur, on perd une part de l'arôme.

Son usage est donc utilitaire. Un teinturier ne se vinifie pas seul, il se dose — quelques pour cent dans un assemblage pour relever une couleur que les autres cépages ne donnent pas.

Le seul descripteur de cette fiche, la cerise, est une lecture du registre du gamay, pas une citation.

Où il est nommé

En Beaujolais et en Beaujolais-Villages, cépage accessoire des rouges et des rosés.

Ce sont les deux seules appellations publiées de ce corpus à le nommer, et c'est cohérent : un teinturier d'appoint n'a sa place que dans un vignoble de gamay.

Ce qu'on confond avec

Le gamay de Chaudenay, sa propre mutation, plus coloré encore. Et le gamay fréaux, un troisième teinturier de la famille que la source cite comme plus coloré que les deux — mais qui n'a pas de fiche dans ce corpus, aucune appellation publiée ne le nommant.

Le gamay N lui-même n'a rien d'un teinturier : son jus est incolore comme celui des autres raisins noirs.

Sources

  1. Source officiellePl@ntGrape — le catalogue des vignes cultivées en France— IFV, INRAE et Institut Agro Montpellier (UMT Géno-Vigne®)
  2. Source officielleCahier des charges des appellations d'origine contrôlées « Beaujolais » et « Beaujolais » suivie de la mention « Villages »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture