Aller au contenu
Oenopia

Cépage blanc · Jurançon

Lauzet

Profil aromatique

Arômes primaires

  • Poire

Arômes secondaires

  • Poivre blanc

Structure

Acidité3–4
Taninnon établi
Corpsnon établi
Alcool4–5

Identité

Le lauzet est l'autre cépage que le Jurançon a refusé de laisser mourir.

Comme le camaralet de Lasseube, il survit dans un conservatoire d'une dizaine de clones, et comme lui il figure en cépage accessoire dans le cahier des charges. Deux variétés autochtones pyrénéennes maintenues par le droit d'une appellation qui n'en a économiquement pas besoin : les mansengs suffisent à faire son vin.

C'est un choix qu'il faut nommer pour ce qu'il est. Un cahier des charges n'est pas seulement un règlement de production, c'est aussi un inventaire de ce qu'une région décide de ne pas perdre.

À la vigne

Débourrement à mi-saison, maturité tardive, vigueur moyenne — Pl@ntGrape le dit « assez vigoureux », ce qui vaut medium dans ce corpus et non high, les formulations plus fortes étant réservées à « vigoureux » tout court ou « très vigoureux ».

Il se conduit généralement en taille longue. Rien, dans ce profil, n'explique sa quasi-disparition : ce n'est ni un cépage fragile ni un cépage ingérable.

Dans le verre

C'est ici qu'il devient intéressant, et qu'il se sépare du camaralet.

Pl@ntGrape décrit « des vins secs, riches en alcool, à bonne acidité, aux arômes fruités et épicés ». Quatre éléments, dont deux comptent beaucoup : riches en alcool et à bonne acidité.

Un blanc pyrénéen qui monte en alcool tout en gardant son acidité, c'est exactement le profil que Jurançon recherche — c'est celui des mansengs. Le lauzet n'est donc pas une curiosité sans usage : sur le papier, il fait la même chose qu'eux, en sec.

Les deux descripteurs de cette fiche, poire et le registre épicé, s'appuient sur les « arômes fruités et épicés » que la source énonce. Ce sont des lectures de cette formule, pas des descripteurs qu'elle nomme un à un — à la différence du camaralet, pour lequel Pl@ntGrape écrit explicitement cannelle, poivre et fenouil.

Pourquoi il a presque disparu

La fiche ne le dit pas, et cette page ne le suppose pas. Ni fragilité, ni ingérabilité, ni mauvais profil de vin : rien dans les données consultées n'explique son effacement. C'est une lacune réelle, et plus honnête à dire qu'une hypothèse sur la productivité ou la mode.

Où il est nommé

À Jurançon seulement, en cépage accessoire, avec le camaralet de Lasseube.

Sources

  1. Source officiellePl@ntGrape — le catalogue des vignes cultivées en France— IFV, INRAE et Institut Agro Montpellier (UMT Géno-Vigne®)
  2. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Jurançon »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture