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Oenopia

Cépage blanc · Jurançon

Petit courbu

Profil aromatique

Arômes primaires

  • Acacia

Arômes tertiaires

  • Miel

Structure

Aciditénon établi
Taninnon établi
Corpsnon établi
Alcoolnon établi

Identité

Le petit courbu est le meilleur des deux courbus, et c'est le courbu dont le nom porte « petit ».

La confusion avec le courbu — parfois appelé « gros courbu » pour les distinguer — est constante dans le vignoble pyrénéen. Ce sont deux variétés distinctes, et Pl@ntGrape est nettement plus élogieux pour celle-ci : « vins fins, de qualité, aromatiques et d'une grande finesse ». Pour le courbu tout court, la même source se contente de moûts sucrés et modérément acides, aptes au sec comme au liquoreux.

Quand une fiche ampélographique emploie « grande finesse », c'est un jugement, et il est rare.

À la vigne

Débourrement à mi-saison, maturité tardive. Une maturité tardive dans le piémont pyrénéen, où l'automne est doux et sec sous le foehn, est un atout — c'est le même calendrier qui permet aux mansengs leur passerillage sur souche.

Sa vigueur n'est pas renseignée, et la raison est explicite dans la fiche source : Pl@ntGrape le dit « peu productif » sans préciser de vigueur propre au cépage. Productivité et vigueur sont deux choses distinctes, et ce corpus ne comble pas l'une avec l'autre. Le champ vide signifie « non établi ».

Peu productif : c'est là qu'il faut chercher la cause de sa marginalité. Un cépage fin mais avare ne se plante pas en masse.

Dans le verre

Deux descripteurs ici, acacia et miel, et ce sont des lectures du registre que la source décrit — « aromatiques et d'une grande finesse » — pas des citations de descripteurs nommés.

Ce que la source dit vraiment tient en un mot : la finesse. C'est un cépage d'assemblage qui apporte de l'élégance plutôt que de la matière, ce qui explique sa survie dans une appellation où les mansengs fournissent déjà l'acidité et le sucre.

Où il est nommé

À Jurançon, cépage accessoire, derrière le petit manseng et le gros manseng.

C'est la seule appellation publiée de ce corpus qui le cite. Il est réputé présent ailleurs dans le piémont — Béarn, Pacherenc du Vic-Bilh, Irouléguy — mais aucune de ces appellations n'a de nœud ici, et aucun de leurs textes n'a été ouvert pour cette fiche.

Ce que cette fiche ne dit pas

Sa parenté, non documentée dans les sources consultées. Et sa relation exacte au courbu : deux variétés distinctes, oui, mais rien de ce qui a été lu n'établit qu'elles soient apparentées ni qu'elles ne le soient pas. Une proximité de nom ne tranche rien — le corpus a déjà appris cette leçon avec les deux mansengs, qui partagent un nom sans partager de filiation documentée.

Sources

  1. Source officiellePl@ntGrape — le catalogue des vignes cultivées en France— IFV, INRAE et Institut Agro Montpellier (UMT Géno-Vigne®)
  2. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Jurançon »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture