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Les quatre sensations du vin

Étape 1/60 % lu

Les quatre sensations du vin

Au programme

13 min de lectureDébutant

À la fin, vous saurez…

  • Reconnaître l'acidité, le tanin, le corps et l'alcool au signe qu'ils laissent
  • Dire, de deux cépages repères, lequel marque le plus une sensation
  • Lire l'équilibre d'un vin : ce qui le durcit, ce qui l'adoucit

Étape 1/6Pour commencer

Quatre sensations, quatre mots

Avant d'être une appellation ou une étiquette, le vin est un liquide qui fait quelque chose dans la bouche. Dès la première gorgée, quatre sensations se distinguent, à condition d'avoir un mot pour chacune.

  • L'acidité

    La fraîcheur qui fait saliver.

  • Le tanin

    L'astringence qui assèche les gencives, comme un thé noir trop infusé.

  • Le corps

    Le poids du vin en bouche, de l'eau au lait entier.

  • L'alcool

    La chaleur qui monte après la gorgée.

Étape 2/6Chapitre 1

L'acidité, la fraîcheur qui fait saliver

L'acidité donne au vin son élan. Quand elle manque, le vin paraît mou et lourd ; quand elle est vive, il paraît frais et donne envie de la gorgée suivante. On la repère à la salive : plus elle afflue, et plus longtemps, plus l'acidité est élevée.

Acidité

  • Riesling4–5
  • Viognier2–3

Le riesling, très vif, face au viognier, plus rond : deux extrêmes de fraîcheur chez les blancs.

Question 1/6À vous

Un blanc vous fait saliver fort et longtemps. Lequel de ces deux cépages est le plus probable ?

Étape 3/6Chapitre 2

Le tanin, la texture qui assèche

Le tanin se sent surtout au toucher : il assèche et fait accrocher les gencives, c'est l'astringence. Il s'accompagne souvent d'une pointe d'amertume. Il vient surtout de la peau et des pépins du raisin, et passe dans le vin quand les peaux macèrent dans le jus. C'est pourquoi on le trouve surtout dans les rouges : la plupart des blancs sont pressés sans longue macération.

Tanin

  • Cabernet-sauvignon4–5
  • Gamay1–3

Le cabernet-sauvignon, aux tanins fermes, face au gamay, aux tanins souples.

Question 2/6À vous

Après la gorgée, vos gencives sont sèches et accrochent sous la langue. Quelle sensation est en cause ?

Question 3/6À vous

Un rouge vous laisse les gencives sèches et accrochées. Lequel de ces deux cépages est le plus probable ?

Étape 4/6Chapitre 3

Le corps qui pèse, l'alcool qui chauffe

Le corps est le poids du vin sur la langue. Pour le situer, pensez à trois liquides : l'eau, le lait écrémé, le lait entier. L'alcool, lui, se sent après la gorgée, comme une chaleur qui monte. Il naît du sucre du raisin, que la fermentation transforme : plus le raisin est sucré, plus le vin fermenté jusqu'au bout est chaleureux. Les deux vont souvent ensemble : un vin plus alcoolisé paraît souvent plus ample.

Le corps, de l'eau au lait entier

Plus léger

  1. Léger

    Pèse sur la langue comme de l'eau.

  2. Moyen

    Pèse comme du lait écrémé.

  3. Ample

    Pèse comme du lait entier.

Plus ample

Corps

  • Viognier3–4
  • Melon de Bourgogne1–2

Le viognier, ample, face au melon de Bourgogne, le cépage du muscadet, léger.

Question 4/6À vous

Un blanc pèse sur votre langue presque comme du lait entier. Lequel de ces deux cépages est le plus probable ?

Alcool

  • Grenache noir4–5
  • Gamay2–3

Le grenache, qui mûrit en accumulant beaucoup de sucre, face au gamay, plus modéré.

Question 5/6À vous

Juste après la gorgée, un rouge vous laisse une chaleur marquée dans la gorge. Lequel de ces deux cépages est le plus probable ?

Étape 5/6Exercice interactif

Ce que fait la gorgée

Vous avez maintenant un mot pour chaque sensation, et chacune laisse un signe que l'on peut observer. Retrouvez-les, puis entraînez-vous : reconnaître une sensation à son signe, et dire lequel de deux cépages la pousse le plus loin.

Chargement de l'exercice…

Étape 6/6Exercice interactif

La balance : ce qui durcit, ce qui adoucit

Les sensations ne s'additionnent pas au hasard. Un schéma classique, celui de l'œnologue Émile Peynaud, les range sur une balance : d'un côté l'acidité et le tanin, qui durcissent le vin ; de l'autre l'alcool et la douceur, qui l'adoucissent. Un vin paraît équilibré quand rien ne dépasse. C'est un repère, pas une mesure.

Chargement de l'exercice…
Question 6/6À vous

Un blanc sec et très acide paraît dur. À acidité égale, qu'est-ce qui le ferait paraître moins dur ?

L'essentiel

Trois idées à garder

  1. L'acidité fait saliver, le tanin assèche les gencives : deux sensations à ne pas confondre.
  2. Le corps est le poids du vin sur la langue ; l'alcool, la chaleur qui monte après la gorgée.
  3. Acidité et tanin durcissent, alcool et douceur adoucissent : un vin équilibré, c'est quand rien ne dépasse.

Les mots du cours

Acidité
La fraîcheur qui fait saliver, d'autant plus et plus longtemps qu'elle est élevée.
Tanin
Il vient surtout de la peau et des pépins du raisin, et assèche les gencives.
Astringence
La sensation d'assèchement que laisse le tanin : les gencives accrochent.
Corps
Le poids du vin en bouche, léger comme de l'eau ou ample comme du lait entier.
Sucre résiduel
Le sucre du raisin que la fermentation n'a pas transformé en alcool : il donne la douceur.

Pour aller plus loin

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