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Sous-région

Mâconnais

Entre la plaine de la Saône et la vallée de la Grosne, jusqu'aux Monts du Beaujolais au sud, le Mâconnais est un pays de longues crêtes parallèles séparées par des failles, où le chardonnay occupe l'essentiel du vignoble. Pouilly-Fuissé, au pied des roches de Solutré et de Vergisson et dont les premiers crus ont été reconnus en 2020, Saint-Véran et Viré-Clessé sont ses appellations communales les plus connues.

Contours : INAO, Délimitation parcellaire des AOC viticoles (édition de septembre 2026) · Licence Ouverte

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Villages

  • Pouilly-Fuissé

    Appellation du Mâconnais en blanc sec de chardonnay seul, sur quatre communes — Chaintré, Fuissé, Solutré-Pouilly et Vergisson —, au pied des roches calcaires de Solutré et de Vergisson. L'arrêté du 5 novembre 2020 y a reconnu vingt-deux climats en premier cru. Environ 800 hectares en 2019.

Régional

  • Mâcon

    Appellation de base du Mâconnais, reconnue en 1937, l'AOC « Mâcon » couvre près de 90 communes de Saône-et-Loire, entre la plaine de la Saône et la vallée de la Grosne, jusqu'aux Monts du Beaujolais au sud. Elle se décline sous trois formes : « Mâcon » seul, en blanc, rouge et rosé ; « Mâcon » suivi de l'une de vingt-sept dénominations géographiques complémentaires, le plus souvent un nom de commune (Lugny, Fuissé, Pierreclos…) ; et « Mâcon » suivi de la mention « Villages », réservée aux blancs. Les blancs sont de chardonnay, les rouges et rosés de gamay et de pinot noir, et de gamay seul lorsqu'une dénomination complémentaire suit le nom.

Le pays du chardonnay, au sud de la Bourgogne

Le Mâconnais est d'abord une terre de vin blanc : c'est le même chardonnay que celui de la Côte d'Or, et il occupe l'essentiel du vignoble. Pour la seule AOC Mâcon, le cahier des charges compte, dans les années 2020, environ 4 000 hectares destinés aux blancs pour 300 aux rouges et rosés. Parmi les appellations communales, les plus connues sont Pouilly-Fuissé, Saint-Véran et Viré-Clessé.

Le paysage n'est ni celui de la Côte d'Or ni celui de la Côte chalonnaise. Bordé par la plaine de la Saône au nord et à l'est, par la vallée de la Grosne et le Charollais à l'ouest, et prolongé au sud par les Monts du Beaujolais, le Mâconnais aligne de longues crêtes parallèles, orientées nord-nord-est/sud-sud-ouest et séparées par des failles. Chacune fait se succéder, d'ouest en est, un socle granitique ou schisteux puis des couches calcaires et argileuses ; dans l'AOC Mâcon, les parcelles des blancs sont limitées aux sols calcaires ou faiblement décarbonatés. Le climat est océanique à tendance méridionale, ouvert aux influences qui remontent la vallée de la Saône. Le cahier des charges décrit des blancs harmonieux, frais et aromatiques, qui peuvent s'apprécier jeunes.

Pouilly-Fuissé et ses premiers crus

Pouilly-Fuissé est l'appellation la plus connue du Mâconnais, au pied des deux rochers calcaires de Solutré et de Vergisson. Reconnue par un décret du 11 septembre 1936, elle a reçu un nouveau cahier des charges par l'arrêté du 5 novembre 2020, qui reconnaît vingt-deux climats en premier cru sur les communes de Chaintré, Fuissé, Solutré-Pouilly et Vergisson. Ce sont les premiers premiers crus du Mâconnais : la hiérarchie bourguignonne n'est pas figée.

Un vignoble de blanc, avec des poches de rouge et de rosé

Le Mâconnais n'est pas un pays de blanc pur. Il subsiste une production de rouge et de rosé sous l'appellation « Mâcon », seule ou suivie d'une dénomination géographique, le plus souvent un nom de commune ; la mention « Villages », elle, est réservée aux blancs. Ces rouges et rosés sont de gamay et de pinot noir, et de gamay seul lorsqu'une dénomination géographique suit le nom. Le gamay est le cépage du Beaujolais voisin, avec lequel le Mâconnais partage sa frontière méridionale. Le cahier des charges de l'AOC Mâcon le situe de préférence sur les sols acides des franges granitiques, à l'ouest, aux confins sud près des Monts du Beaujolais, et au nord, près du Chalonnais.

Un vignoble de coopératives

La vigne est attestée dans le Mâconnais dès le IIIe siècle, et l'abbaye de Cluny, à l'ouest, comme celle de Tournus, au nord, ont porté son essor au Moyen Âge. Le XXe siècle en a fait un pays de caves coopératives : la première est fondée en 1926 à Saint-Gengoux-de-Scissé, et le cahier des charges de l'AOC Mâcon en compte encore douze après une période de fusions, aux côtés de près de 390 caves particulières.

Sources

  1. Ouvrage de référenceThe Oxford Companion to Wine— Oxford University Press
  2. Source officielleArrêté du 5 novembre 2020 homologuant le cahier des charges de l'AOC « Pouilly-Fuissé »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)
  3. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Mâcon »— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) / Ministère de l'agriculture
  4. InterprofessionVins de Bourgogne — site officiel du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne— Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)