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Sous-région

Rhône méridional

Au sud de Montélimar, la vallée s'élargit et le climat devient franchement méditerranéen : étés chauds et secs, mistral fréquent, sols de galets roulés hérités d'anciens lits du fleuve. Le grenache N y mène des assemblages avec la syrah N, le mourvèdre N et une longue liste de cépages complémentaires, du régional « Côtes du Rhône » aux crus autonomes comme Châteauneuf-du-Pape et Gigondas.

Contours : INAO, Délimitation parcellaire des AOC viticoles (édition de septembre 2026) · Licence Ouverte

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  • Châteauneuf-du-Pape

    Cru le plus célèbre du Rhône méridional, sur cinq communes du Vaucluse autour de Châteauneuf-du-Pape, à quinze kilomètres au nord d'Avignon. Dix-huit variétés y sont autorisées — treize si l'on regroupe les couleurs de baie du grenache, de la clairette et du piquepoul —, mais aucun seuil de proportion n'encadre l'assemblage : le grenache N domine en pratique, sur les fameuses terrasses de galets roulés qui restituent la nuit la chaleur du jour.

  • Gigondas

    Cru du Rhône méridional limité à la seule commune de Gigondas, dans le Vaucluse, au pied du massif calcaire des Dentelles de Montmirail. Les vignes y montent de 160 à 400 mètres d'altitude, sur des coteaux et des terrasses anciennes de l'Ouvèze. Reconnue en 1971, l'appellation est très majoritairement rouge : un grenache N majoritaire assemblé à la syrah N, au mourvèdre N ou au cinsaut N ; elle produit aussi, en petite quantité, des rosés et des blancs dominés par la clairette B.

  • Lirac

    Cru du Rhône méridional sur la rive droite du fleuve, dans le Gard, sur quatre communes : Lirac, Roquemaure, Saint-Geniès-de-Comolas et Saint-Laurent-des-Arbres, voisines de Tavel. Ses vignes s'étagent de 50 à 200 mètres, des hautes terrasses argileuses à gros galets roulés aux sols lœssiques ou argilo-calcaires des coteaux. Reconnue en 1947, après un jugement du tribunal d'Uzès de 1945, l'appellation fut selon son cahier des charges le premier cru des Côtes du Rhône autorisé dans les trois couleurs. Elle produit surtout des rouges, assemblés autour du grenache N, et aussi des rosés et des blancs.

  • Tavel

    Cru du Rhône méridional, sur la rive droite, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest d'Avignon, dans le Gard : son aire couvre surtout la commune de Tavel et une petite partie de celle de Roquemaure. Reconnue dès 1936, parmi les premières appellations d'origine contrôlées, c'est une appellation qui ne produit que du vin rosé. Ses rosés sont des assemblages où le grenache N est toujours présent, avec une longue liste de cépages noirs et blancs. Le cahier des charges les décrit comme des rosés structurés, de couleur soutenue, dont la cuvaison est plus longue que celle d'un blanc et plus courte que celle d'un rouge.

  • Vacqueyras

    Cru du Rhône méridional sur les communes de Vacqueyras et de Sarrians, dans le Vaucluse, entre Gigondas au nord et Beaumes-de-Venise au sud-est, sur la rive gauche de l'Ouvèze. Le vignoble occupe surtout de larges terrasses caillouteuses de la rivière, entre 60 et 160 mètres d'altitude. Passée par les Côtes du Rhône Villages, l'appellation est devenue un cru autonome en 1990. Elle produit des rouges en grande majorité, à base de grenache N, avec un peu de rosés et de blancs.

Sources

  1. Ouvrage de référenceThe Oxford Companion to Wine— Oxford University Press
  2. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes du Rhône » (rouge)— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)
  3. InterprofessionVignobles de la Vallée du Rhône — site officiel d'Inter Rhône— Inter Rhône — Interprofession des vins AOC Côtes du Rhône et Vallée du Rhône
  4. Source officielleCahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Châteauneuf-du-Pape » (rouge)— Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)